Loi de finances pour 2025 : les principales mesures en matière de transition écologique

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La loi de finances pour 2025 a été définitivement adoptée par le Parlement le 6 février 2025. Elle fera l’objet d’un examen par le Conseil constitutionnel. 

Dans un contexte de déficit budgétaire, le ministère de la Transition écologique participe aux efforts demandés pour réduire les dépenses publiques. A ce titre, le budget consacre une baisse de plus de 2 milliards d’euros des crédits alloués à la mission écologie, par rapport à 2024. 

Voici le récapitulatif des principales mesures adoptées en matière de transition écologique : 

  • Le renforcement du malus auto : un nouveau barème est établi pour taxer les véhicules polluants  
  • Le renforcement de l’obligation de verdissement des flottes d’entreprises d’au moins 100 véhicules par la création d‘une taxe annuelle incitative  
  • La prorogation des exonérations pour les employeurs augmentant leur participation aux abonnements de transport de leurs salariés 
  • Le maintien du Fonds vert bien que diminué et du Fonds chaleur  
  • La baisse du budget consacré à MaPrimeRénov’  
  • La coupe budgétaire sur le soutien à l’achat de véhicules électriques  
  • Le soutien à la décarbonation de l’industrie  
  • L’augmentation de la taxe sur les billets d’avion 

Lors des débats, la CPME a alerté sur la réduction des crédits alloués à MaPrimeRénov’ qui met en danger les professionnels du bâtiment, déjà confrontés à une baisse d’activité en 2024 ou bien la suppression de plus d’un demi-milliard d’euros des crédits du plan France 2030 qui serait contreproductive pour les industriels, à moins qu’elle ne soit compensée par un ciblage renforcé des TPE et PME, véritables moteurs de notre économie. Autre sujet de préoccupation, le rehaussement de la taxe sur les billets d’avion qui conduira à la destruction de liaisons aériennes, notamment sur les aéroports régionaux, et dégradera la connectivité des territoires et la mobilité aérienne des Français.